Chronique communication marketing – 19 janvier

Chronique communication marketing – 19 janvier
Chronique communication marketing

Cette semaine, en chronique communication marketing sur les ondes de CIBL, Charles abordait la notion de storytelling et la récente controverse soulevée par une publicité de Via Capitale. Voici un résumé, si vous n’étiez pas à l’écoute!

Le storytelling en communication marketing

Si vous avez remarqué que les publicités mettent de plus en plus en scène des histoires ou tentent de vous présenter l’historique de la marque, vous ne vous trompez pas. C’est une tendance très marquée en communication marketing. À sa plus simple expression, le storytelling (raconter une histoire, en bon français), c’est d’indiquer la date de sa fondation en dessous du nom et du logo d’une entreprise. En cette ère numérique, on voit beaucoup de storytelling dans les vidéos qui accompagnent les campagnes de sociofinancement. On y présente l’histoire des créateurs du produit, l’origine de l’idée, etc. Ça donne un aspect humain au projet et ça incite à donner.

Mais voilà qu’une étude de la firme américaine Origin, citée dans AdWeek, démontre concrètement l’effet qu’ont certains éléments de storytelling sur la valeur perçue d’un produit.

  • On apprend ainsi qu’une chambre d’hôtel présentée de façon neutre au groupe A de l’étude a eu une valeur perçue de 126 $, alors que la même chambre, présentée avec la photo d’un client et son témoignage a eu, auprès du groupe B, une valeur perçue de 133 $.
  • Même chose avec une oeuvre d’art. Présentée de façon classique, l’oeuvre a eu une valeur perçue de 100 $, et de 110 $ lorsqu’elle était présentée avec une photo de l’artiste et sa biographie. Jetez un coup d’oeil aux autres résultats, ça en vaut la peine!

Pourquoi ça fonctionne si bien?

De nos jours, le public est à la recherche de l’aspect humain et authentique derrière les marques. De plus, les gens souhaitent être mieux informés avant d’acheter. Voilà des besoins consommateurs auxquels répond très bien le concept de storytelling en publicité, et c’est pourquoi on continuera de l’utiliser au cours des prochaines années.

La controverse Via Capitale

Le 16 janvier, l’entreprise Via Capitale a soulevé la colère de la communauté trans du Québec avec une publicité faisant partie d’une campagne mettant en vedette son populaire chansonnier. Avec humour et légèreté, la publicité donnait comme raison pour un déménagement précipité le fait que “papa devienne maman”. Rapidement, des personnalités connues de la communauté trans, dont Michelle Blanc, ont décrié la pub sur les médias sociaux.

En deux temps trois mouvements, Via Capitale s’est excusée sur Facebook, en précisant n’avoir pas voulu faire de tort et qu’elle retirait aussitôt la publicité des ondes. À la suite d’une discussion avec Michelle Blanc, le président de Via Capitale s’est même engagé à verser 3 000 $ à l’organisme Aide aux trans du Québec.

Toute cette situation démontre à quel point certains sujets sont encore très tabous et trop délicats pour être abordés en publicité. Surtout lorsqu’on touche des minorités ou des groupes encore (malheureusement) perçus comme marginaux. Pour plus de détails, nous vous invitons à lire sur Infopresse un article intéressant à ce sujet.

Notons enfin qu’avec les médias sociaux, les entreprises et marques qui commettent de genre de “gaffes” sont désormais beaucoup plus aptes à gérer rapidement et efficacement les crises. Le tout est de le faire de façon posée et réfléchie!

 

Diplômé en Sciences des communications de l’Université de Montréal, Charles cumule sept ans d’expérience en gestion de projets de relations médiatiques et publiques et en gestion de communications. Ses forces résident dans la rédaction de documents de communication, dans la gestion de communauté et dans l’analyse d’enjeux communicationnels. Il sait éviter et prévoir les crises avant qu’elles ne surviennent.

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