Cinq choses qui irritent les journalistes

Cinq choses qui irritent les journalistes
November 23, 2017 Charles Durivage
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Vous savez, il y en aura toujours pour dire que les experts en relations médiatiques et les journalistes sont des ennemis naturels. Des grands incompatibles. Que le journaliste voit toujours le relationniste comme un profiteur, un faiseur d’image, un vendu. Que le journaliste n’en fait qu’à sa tête et qu’il cherche toujours la “bibitte”. Eh bien si vous êtes l’un ou l’autre de ceux qui dites tout ça, c’est que manifestement :

a) vous êtes un responsable des communications qui n’a pas compris comment communiquer avec un journaliste, ou

b) un journaliste qui n’a manifestement eu affaire qu’à des responsables des communications qui ne savent pas communiquer avec vous.

Si vous êtes dans le camp a), lisez bien ce qui suit. Si vous êtes dans le camp b), nous espérons que ce petit article mettra un baume sur certaines de vos frustrations!

1. Parlez à la bonne personne!

Avez-vous pris la peine de vérifier la spécialité du journaliste ou son champ d’intérêt? Les chances sont que si vous lui envoyez de l’information sur votre nouvelle application de gestion de multicomptes courriel et qu’il se spécialise en affaires municipales, vous ne vous en ferez pas un ami! Le temps des journalistes est précieux (voir point 5)… Ne leur faites pas perdre de temps avec des informations qui ne s’adressent pas à eux!

2. Exit les courriels de masse!

Vous gérez les communications d’une PME? Comment vous sentez vous lorsque vous recevez un courriel sans indication de destinataire, adressé “à qui de droit”? Désagréable, non? Dites-vous que c’est un peu la même chose chez les occupants d’une salle de rédaction. Lorsque vous envoyez un courriel à 20 journalistes en même temps (en copie cachée), sans personnalisation aucune, c’est à peu près garanti que pas un seul de ces journalistes ne lira plus que la première ligne avant de rediriger votre courriel dans la corbeille (si ce n’est pas dans les indésirables). Et après, bonne chance pour poursuivre la relation!

3. Une nouvelle, c’est… nouveau!

Une partie du travail d’un journaliste, c’est de dégoter les nouvelles. L’actualité, ils en mangent. Rendez-leur service, et ne les dérangez pas avec une annonce qui date de plusieurs jours… Surtout si vous les savez très au fait du secteur dont il est question! Non seulement vous ne réussirez pas à retenir leur attention, vous risquez de vous trouver dans la situation ou ils pourraient penser que vous n’accordez pas d’importance à leur travail. Pourquoi attendre une semaine pour leur annoncer la nouvelle dont il est question alors que d’autres journalistes en ont déjà parlé? Est-ce que leur travail est moins important que celui d’un autre journaliste?

4. Quel est votre angle?

Ah! La question qui tue! Lorsqu’on communique avec un journaliste, c’est important de faire la part des choses. Si votre courriel et/ou votre communiqué de presse se limite à “Bonjour, voici un texte au sujet de mon nouveau produit. Voudriez-vous en parler, s’il-vous-plaît, monsieur ou madame le/la journaliste?”, c’est perdu d’avance. Apprenez à connaître le journaliste, lisez ses plus récents articles, voyez ce qui l’intéresse, ce dont il traite habituellement et comment il en traite (c’est ça, un “angle”). Ensuite, rendez votre nouvelle pertinente en fonction de ce que vous savez. Si tel journaliste axe ses articles sur l’histoire humaine derrière une nouvelle, racontez-lui une histoire humaine en lien avec votre annonce. S’il semble plutôt affectionner les chiffres et les statistiques, fournissez-en!

5. Mettez-vous dans la peau d’un journaliste!

Trop de relationnistes pensent avant tout à leur client, à leur échéancier, etc. Mais la réalité, c’est qu’en communiquant avec un journaliste, vous communiquez avec quelqu’un qui a lui aussi du boulot. Les journalistes ne passent pas leurs journée assis devant leur ordinateur à attendre des courriels de relationnistes pour ensuite prendre un malin plaisir à ne pas vous rappeler. Ils ont eux aussi des délais à respecter, des heures de tombée, des livrables, de la recherche à faire… et une vie à l’extérieur de la salle de rédaction! Si un journaliste ne vous répond pas dans l’heure, c’est que son temps est occupé (voir point 1!)… ne le harcelez pas. Si vous avez respecté les quatre conseils ci-dessus, il y a de bonnes chances pour que le journaliste ait pris connaissance de votre nouvelle et qu’il réfléchisse à la meilleure façon de la traiter ou de la proposer à son patron. Donnez-lui un peu de temps, et rappelez-le (une fois, pas dix!) pour vous assurer qu’il a en main toute l’information nécessaire et voir si vous pouvez l’aider dans son boulot.

 

Et c’est comme ça que vous éviterez bien des tempêtes!

Diplômé en Sciences des communications de l’Université de Montréal, Charles cumule sept ans d’expérience en gestion de projets de relations médiatiques et publiques et en gestion de communications. Ses forces résident dans la rédaction de documents de communication, dans la gestion de communauté et dans l’analyse d’enjeux communicationnels. Il sait éviter et prévoir les crises avant qu’elles ne surviennent.

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