85% de vos abonnés ne voient pas vos Stories

85% de vos abonnés ne voient pas vos Stories
January 21, 2019 Audrey-Rose Rivest Audy

85% de vos abonnés ne voient pas vos Stories

Qui n’a pas entendu parler des Stories, ce type de contenu qui s’impose de plus en plus dans nos points de contacts numériques? Après avoir commencé leur ascension en popularité sur Snapchat (ça ne vous dit rien? Jetez un œil à notre article sur le sujet ici), on prédit même qu’elles prendront le dessus sur les publications du fil d’actualité de Facebook d’ici les prochains mois.

L’avènement du Dark Social

Contrairement aux médias classiques tels que la radio, les journaux, l’affichage ou même les publicités Facebook, les Stories ont un caractère bien unique : celui d’être éphémère. Ce contenu entre partiellement dans la catégorie du Dark Social, où il est très difficile d’évaluer la portée réelle puisque la consommation du contenu se fait de manière privée. Dans un contexte de relations publiques, cet aspect peut porter à confusion lorsqu’on souhaite évaluer les retombées d’une nouvelle à déployer. Est-ce qu’une publication qui a une espérance de vie de 24 heures est aussi performante – et significative – qu’un autre type de média ancré dans le temps? Sinon, comment faire pour bien évaluer sa valeur?

Comment évaluer la portée réelle d’une Story?

Animés par le soucis du détail, nous avons procédé à un exercice d’analyse afin d’établir un chiffre représentant la portée moyenne d’une Story parmi nos comptes personnels et clients. Il était évident qu’une Story ne serait pas vue par 100% des abonnés d’un profil. De plus, les dernières études, affirmant qu’une nouvelle publication dans le fil d’actualité d’Instagram serait vue par 90 % des abonnés du profil, nous ont poussés à nous poser des questions. Logiquement, ce chiffre devrait également s’apparenter à la réalité des Stories, non?

En avoir le coeur net

Nous avons monté un tableau dans lequel nous avons recensé la portée de chaque Story partagée par les comptes analysés ainsi que leur nombre d’abonnés et ce, durant 100 jours. Ces comptes avaient entre 150 et 5 000 abonnés et avaient une fréquence de publication très variable, allant de 4 Stories par mois à 50. Cet échantillon diversifié nous a permis de mener une analyse représentative de la réalité des comptes de moins de 10 000 abonnés, puisque la portée moyenne des Stories diminue graduellement lorsqu’un compte atteint ce nombre. En divisant le nombre moyen de visionnements de Stories par le nombre d’abonnés du compte à la fin de chaque mois, une constance s’est rapidement établie dans nos résultats.

Les constats!

Alors que nous avions tendance à évaluer la portée d’une Story comme étant équivalente au nombre d’abonnés d’un profil, nos résultats démontrent que ce sont seulement 15.21% des abonnés en moyenne qui seront exposés à ce contenu éphémère. Ce résultat signifie que ce serait une erreur d’élever une Story au même rang qu’un article de blogue ou une publication du fil d’actualité dans un contexte de relations publiques. Cependant, ce serait également une erreur d’en faire fi, puisque ce type de contenu prendra de plus en plus de place sur les médias sociaux dans un avenir proche. Tout est alors une question de balance et de constance.

Les recommandations

Il n’est pas possible pour l’instant de connaître la véritable portée d’une Story qui a été partagée sur le compte d’un média ou d’un.e influenceur.se, sauf en leur demandant directement leurs chiffres. En connaissant la moyenne de portée d’une Story, nous pouvons désormais nous fier à un chiffre étudié et prouvé afin de représenter plus réalistiquement la portée réelle de nos mentions. Toutefois, l’important lors d’une analyse de retombées médiatiques est de garder les mêmes bases, d’initiative en initiative. C’est ce qui permet de bien évaluer les variations entre les offensives.

Que vous décidiez de compter l’entièreté de la base d’abonnés ou seulement le 15% qui verra officiellement la Story, il vous faut absolument un chiffre constant à la base afin de pouvoir être conscient des variations lors des offensives à venir.

Nous pouvons aussi établir des hypothèses sur l’impact du Dark Social dans son ensemble: si les Stories sont vues par environ 15 % des abonnés, il ne faut pas négliger toutefois l’ensemble des partages du contenu en privé. Ainsi, il faudra penser à nuancer les chiffres de portée et d’engagement lors de l’évaluation des retombées de visibilité dans le contenu éphémère.

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